Vers minuit j'avais réussie à m'endormir mais je fus réveillée à 6 heures, je descendis, me douchais, me coiffais, m'habillais d'un slim jean, d'un débardeur gilet noir, habits basiques quoi, j'étais trop maigre, je n'avais jamais été aussi maigre, j'étais redescendus a 49 kilos, voila les dégâts d'un mois sans manger...Je pris un verre de lait, remontais dans ma chambre, pris mon eastpak turquoise, mis quelques cahiers et mon emplois du temps dedans, je passais embrasser ma mère, lui fit croire que tout allait bien, enfila mes converses noires puis partie sur la route du lycée, il était 7h30, il n'y avait encore personne dehors ce qui m'arrangeait fortement à vrais dire, j'arrivais a 7h45 devant le lycée il y avait déjà plus de monde que sur la route, tous me dévisageaient, dillingen est une petite ville, je suis persuadée qu'ils sont tous au courant. Je rentrais directement, je partais directement à ma salle, la professeure était déjà la, j'en profitais pour lui expliquait mon cas, elle me fit m'asseoir à une place dans le fond. Mes camarades rentrèrent un à uns, tous me dévisageaient, j'entendais des « c'est elle », « elle est revenue », « elle n'était pas morte ? », morgane entra, elle me sauta dessus,
-Oh ma chérie, tu m'as tellement fait peur, me refais plus jamais ça !
Elle me serra encore plus fort dans ses bras,
-Mlle SANFORD a votre place s'il vous plaît.
Morgane partit donc s'asseoir devant.
La professeure fit l'appel, j'eus un immense soulagement, johannes était absent.
Ça devait faire 15 minutes que le cour avait commencé quand on toqua à la porte, je n'osais pas relever la tête de peur de ce que j'allais voir,
-Monsieur HALBIG encore en retard, pour changer...
Aïe, pincement au c½ur. Ce nom... c'était bien lui. Je ne pus m'empêcher de lever la tête, nos regards se croisèrent, il avait les larmes aux yeux, il me sourit, je baissais les yeux, des larmes coulaient sur mes joues malgré moi. Il partit s'assoir mais ne détachait pas son regard de moi, j'ai à nouveau l'impression que mon c½ur va exploser. J'ai comme un flash back dans ma tête de tout ce que nous avons vécus tous les deux, je revois le magasine, je veux mourir. La sonnerie retentit, je partis le plus vite possible pour ne pas avoir à l'affronter, la prochaine salle étant à côté, je rentrai directement, m'assis dans le fond. Johannes passa à côté de moi, je fis semblant de chercher un livre dans mon sac,
-Haley, haley tu es vivante, haley tu ne peux pas savoir à quel point tu...
Au son de sa voix mon c½ur s'accéléra.
-vas t'en lui dis-je sans prendre soin de lever la tête
Deux mots qui me brulèrent les lèvres rien qu'à les prononcer.
-Mais haley je...
-Monsieur HALBIG à votre place s'il vous plaît.
Il partit sans broncher.
Les deux heures passèrent assez vite même si je dois bien l'avouer, je ne comprenais pas grand-chose vu tous les cours que j'avais raté...A la sonnerie je m'apprêtais à partir quand le professeur m'appela, je le rejoins.
-Vous arrivez à suivre ? Vous étiez arrivé ou dans le programme dans votre autre établissement ?
-En réalité je n'ai pas suivi de cour de terminale, c'est mon premier jour.
-Comment ?
-C'est très compliqué
-D'accord, mais sachez que si vous avez besoin de cours de soutiens ou de quoi que ce soit, je suis à votre disposition.
-Merci,
Je lui fis un sourire forcé et sortie de la salle, johannes était la adossé contre le mur à m'attendre, tout mon corps se mit à trembler, je ne contrôlais plus rien. Il s'approchait petit à petit puis me prit dans ses bras, il me serrait fort, très fort, j'essayais de me retirer mais je n'avais pas la volonté de le faire, j'entrais dans un autre monde, le seul endroit ou je me sentais bien, malgré tout, j'essayais d'articuler des « lâches moi » mais en vain, il n'était pas décidé a me lâcher. Après quelques secondes ou peut-être même minutes, je perdais la notion du temps prés de lui, il ma lâcha, il pleurait de culpabilité peut-être ou même de joie, qu'en sais-je...
-Haley tu m'as tellement manqué, mais pourquoi, pourquoi tu as fait ça ?!
-Rends moi un service, ne m'approches plus jamais.
Je commençais à m'en aller quand il m'attrapa le bras.
- Lâche-moi !
Il ne réagit pas.
-Je t'ai dit LÂCHE MOI m'énervais-je
Il me fixa droit dans les yeux et me murmura un « non, je t'aime ».
Je me mis à pleurer de rage,
-Ah bon tu m'aimes et quand tu t'envoyais en l'air avec cette p*te tu m'aimais aussi peut-être ?! Arrête de mentir, ta pitié j'en veux pas, tu sais, je n'attends plus rien de toi, oublis moi, fais comme si je n'avais jamais existée, je ferais de même de toute manière.
Il baissa la tête,
-C'était une erreur.
-Oui tu l'as dit, adieu johannes.
Je le laissais seul dans ce couloir avec ses regrets, je tremblais toujours autant, des larmes perlaient sur mes joues, c'était bel et bien fini, plus jamais je n'aurais affaire à lui et j'avais peur, peur de ne pas pouvoir vivre sans lui. La mort aurait été tellement plus simple. Arrivée devant chez moi j'essuyais mes larmes pour ne pas affoler ma mère, je me contrôlais autant que possible mais c'était dur, très dur. Il n'y a rien de plus dur que de cacher sa souffrance quand son c½ur se détruit secondes après secondes. Encore une fois elle essaya de me faire manger mais ses efforts furent anéantis. Je n'avais plus le goût à rien, pire depuis ce matin, le moment ou j'étais dans SES bras repassait en vain dans ma tête. Cette après-midi la, ma mère m'autorisait à ne pas aller à mon cour de musique, une chance vu qu'il suivait le même cour que moi, je passais donc l'après midi couchée à regarder les séries débiles faites pour les mères au foyer qui n'ont que ça à faire de leur vie. Le soir encore une fois ma mère m'appelait pour le dîner, encore une fois je ne mangeais rien, je la voyais désespérer de plus en plus mais je n'avais pas faim, je n'avais plus envie de rien à vrai dire. Je l'aidais à débarrasser puis partais me coucher. Ma nuit était tortueuse, comme chaque nuit depuis l'hôpital, toutes les images de NOUS qui revenaient chaque nuits me hanter, mais pourquoi moi, qu'ais je fais pour mériter ça ?