Je pose le magasine ou on LE voit, lui le seul homme que je n'ai jamais aimé main dans la main avec une autre. J'essuie une larme qui coule sur ma joue et prends la première chose coupante que je trouve, mon compas encore posé sur mon bureau, je le regarde longuement mes mains tremblent, j'hésite encore, mon regard se pose sur le magasine et la pointe glaciale de mon compas appuie sur ma peau. Je pleure, depuis maintenant plus de deux heures. Je souffre comme je n'ai jamais souffert, à chaque respiration j'ai l'impression que mon c½ur va exploser. J'appuie plus fort, une fois puis deux, puis trois chaque fois que j'appuie plus fort je repense à ses mots, « tu es ma vie à présent, je n'existe pas en dehors de nous. » et tous ses « je t'aime » si factices. Je saigne, je perds énormément de sang et pourtant je continue de toute manière je sais que je ne peux vivre sans lui.
Je commence à perdre connaissance.
-Haley ?! Oh mon dieu haley, haley !
Je n'ais plus de force, je n'arrive plus qu'a articuler ce mot,
-Adieu.
Je sombre petit à petit, le pire dans tout ça c'est que la seule chose que je peux faire c'est entendre, j'entends les cris de ma mère encore sous le choc, les ambulanciers venus me chercher. Le plus insupportable c'est d'entendre ma mère qui se sent coupable qui croit que c'est de sa faute, mais non maman, ce n'est pas toi, c'est juste que je ne méritais pas SON amour. J'entends un dernier je t'aime puis sombre enfin dans le noir éternel.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:06

J'ouvre les yeux difficilement, je suis aveuglée par la lumière, il y à des fils partout, je suis dans une chambre toute blanche, j'essaye de parler mais je n'y arrive pas, ma mère se penche sur moi, m'enlève le « masque » qui m'empêchait de parler, j'essaye de parler le plus fort possible.
-Ou suis-je ? réussis-je à dire d'un ton faiblard.
-Tu es à l'hôpital ma chérie, me dit-elle les larmes aux yeux
-Comment ça ?
-Tu as fait une, une tentative de suicide
Un médecin entre dans la chambre, il explique à ma mère que je vais devoir rester quelques jours en examen. Le médecin repart, ma mère s'assoit à mon chevet et me prend la main.
-Mais qu'est-ce qu'il t'a prit ? Pourquoi ? Elle se mit à pleurer, c'est de ma faute c'est ça ?
D'un coup tout me revint en mémoire, johannes et son infidélité, je revois le magasine, le compas, tout mais pourquoi suis-je encore ici ? Je n'ais plus de raison de vivre.
Une larme coule sur ma joue, elle me l'essuie.
-Pardonne moi me dit-elle en m'embrassant la main.
-Non pardonne moi, tu n'y es pour rien.
-Alors quoi ? Pourquoi ? Pourquoi tu as fait ça ?
Rien, silence, je ne répondis rien, la seule chose que je réussis à faire c'est pleurer, je suis tellement faible.
Elle me prit dans ses bras, me couvrit de baiser. On ne se disait rien, a part un petit je t'aime par moment, mais on n'avait pas besoin de se parler l'important c'était que nous étions ensemble.
Les trois jours que j'ai passé en observation se passèrent de la même manière, j'ai vu défiler toute ma famille, seule la famille était autorisée à venir me voir, je dois avouer que ça me soulageais, ça signifiait que je ne verrais ni johannes ni fabian.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:09

Le jour de ma sortie, le trajet s'effectua en silence, encore une fois le simple fait de savoir sa présence était suffisant, elle m'aida à sortir de la voiture puis à monter les escaliers, ma chambre était exactement comme je l'avais laissée, mis à part le sang, ma mère l'avait tout de même lavée, les photos de LUI étaient encore au mur, ma mère redescendit, j'en profitais pour détacher puis arracher toutes les photos de LUI, le magasine était encore sur mon lit, je le pris et l'arrachais de toutes mes forces, je pleurais de rage, de rage contre lui de ne pas avoir su n'être que miens et de rage contre moi de ne pas avoir réussis à me tuer.Ma mère me fit descendre vers 20 heures pour le repas, elle m'avait fait de la pizza, j'allais enfin pouvoir manger autre chose que la nourriture infecte de l'hôpital, quoi que à vrai dire je n'en ai pas vraiment mangé, je n'ai plus le goût de manger, je n'ai plus le goût de rien. Je m'assois à table à ma place habituelle, ma mère me sert, je commence à couper de tous petits bouts en mange deux trois bouchées puis arrête éc½urée,
-Haley mange !
-Je n'ais pas faim...
Elle me regarde désespérée puis continue de manger, j'en profitais pour regarder la TV, c'était le journal télévisé, il indiquait comme date le 20 septembre, impossible puisqu'avant l'hôpital nous étions le 18 août,
-On est le 20 septembre ?!
-Oui haley.
-Mais comment...
-Tu es restée un mois dans le coma...
Je l'ai regardée incrédule quelques instants pensant à une blague mais voyant son air sérieux je compris, comment avais-je pu perdre connaissance aussi longtemps...
Après le repas j'aidais ma mère à débarrasser puis partie me coucher, comme depuis deux nuits, je n'arrivais pas à dormir, je revoyais des images de NOUS, je me retournais des tas de fois avant d'enfin m'endormir.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:11

Je fis réveillée par le soleil qui passait à travers mes rideaux, je descendis, ma mère m'attendais dans la cuisine d'un air grave,
-Ecoute, je sais que tu vas mal même très mal mais il faut absolument que tu retournes en cours, c'est l'année de ton bac il faut absolument que tu l'aies, il faut que tu y retourne de plus, le médecin à dit que ce serait très bon pour toi de revoir tes amis, que ça te redonnerais un bon équilibre, tu vas revoir johannes
Aïe mon c½ur se sert dans ma poitrine.
-Il va être très heureux de te revoir, tu sais il venait te voir souvent à l'hôpital, et puis fabian aussi et morgane, ça va te faire du bien j'en suis sure.
Je cherchais tous les moyens possible pour ne pas le revoir mais le changement de lycée était inenvisageable vu qu'il n'y en avait qu'un dans dillingen, il n'y avait aucune solution, j'étais condamnée à le revoir jour après jour très certainement heureux avec une nouvelle copine...
-J'y retourne quand, lui dis-je d'une toute petite voix,
-Demain, aujourd'hui nous allons voir le directeur pour te réinscrire,
Il était 12 heures, ma mère prépara à manger, encore une fois, je ne mangeais rien, je me lavais, m'habillais, d'un vieux jogging et m'attachais les cheveux, je ne ressemblais à rien et ça ne m'importait pas, vers 14 heures nous partîmes au lycée, ma mère insista pour que nous y allions à pied, « ça te fera du bien de prendre l'air ma chérie ». Heureusement le lycée n'était pas loin, et très vite nous arrivions devant le portail, ma mère l'ouvrit, une fois rentrée dans la cours, tous mes souvenirs rejaillirent, je revis les si bons moments passés dans cette cour, avec morgane, fabian, mäx ou encore johannes, aïe, de nouveau un pincement au c½ur. Je m'apprêtais à partir loin de ce maudit endroit, mes yeux commençaient déjà à pleurer quand le principal débarqua devant nous. Il n'y avait plus d'issue, je ne pouvais plus partir. Il nous emmena dans son bureau, il nous fit remplir quelques papier, me donna mon emplois du temps, m'expliqua quelques détails et nous rentrâmes chez nous. A peine étais-je rentrée que je repartais me coucher, revoir tous ces souvenirs m'avait épuisée au plus haut point, et puis demain je devais retourner au lycée.
J'avais peur, peur de me retrouver face à lui, j'avais même très peur à vrai dire.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:12

Vers minuit j'avais réussie à m'endormir mais je fus réveillée à 6 heures, je descendis, me douchais, me coiffais, m'habillais d'un slim jean, d'un débardeur gilet noir, habits basiques quoi, j'étais trop maigre, je n'avais jamais été aussi maigre, j'étais redescendus a 49 kilos, voila les dégâts d'un mois sans manger...Je pris un verre de lait, remontais dans ma chambre, pris mon eastpak turquoise, mis quelques cahiers et mon emplois du temps dedans, je passais embrasser ma mère, lui fit croire que tout allait bien, enfila mes converses noires puis partie sur la route du lycée, il était 7h30, il n'y avait encore personne dehors ce qui m'arrangeait fortement à vrais dire, j'arrivais a 7h45 devant le lycée il y avait déjà plus de monde que sur la route, tous me dévisageaient, dillingen est une petite ville, je suis persuadée qu'ils sont tous au courant. Je rentrais directement, je partais directement à ma salle, la professeure était déjà la, j'en profitais pour lui expliquait mon cas, elle me fit m'asseoir à une place dans le fond. Mes camarades rentrèrent un à uns, tous me dévisageaient, j'entendais des « c'est elle », « elle est revenue », « elle n'était pas morte ? », morgane entra, elle me sauta dessus,
-Oh ma chérie, tu m'as tellement fait peur, me refais plus jamais ça !
Elle me serra encore plus fort dans ses bras,
-Mlle SANFORD a votre place s'il vous plaît.
Morgane partit donc s'asseoir devant.
La professeure fit l'appel, j'eus un immense soulagement, johannes était absent.
Ça devait faire 15 minutes que le cour avait commencé quand on toqua à la porte, je n'osais pas relever la tête de peur de ce que j'allais voir,
-Monsieur HALBIG encore en retard, pour changer...
Aïe, pincement au c½ur. Ce nom... c'était bien lui. Je ne pus m'empêcher de lever la tête, nos regards se croisèrent, il avait les larmes aux yeux, il me sourit, je baissais les yeux, des larmes coulaient sur mes joues malgré moi. Il partit s'assoir mais ne détachait pas son regard de moi, j'ai à nouveau l'impression que mon c½ur va exploser. J'ai comme un flash back dans ma tête de tout ce que nous avons vécus tous les deux, je revois le magasine, je veux mourir. La sonnerie retentit, je partis le plus vite possible pour ne pas avoir à l'affronter, la prochaine salle étant à côté, je rentrai directement, m'assis dans le fond. Johannes passa à côté de moi, je fis semblant de chercher un livre dans mon sac,
-Haley, haley tu es vivante, haley tu ne peux pas savoir à quel point tu...
Au son de sa voix mon c½ur s'accéléra.
-vas t'en lui dis-je sans prendre soin de lever la tête
Deux mots qui me brulèrent les lèvres rien qu'à les prononcer.
-Mais haley je...
-Monsieur HALBIG à votre place s'il vous plaît.
Il partit sans broncher.
Les deux heures passèrent assez vite même si je dois bien l'avouer, je ne comprenais pas grand-chose vu tous les cours que j'avais raté...A la sonnerie je m'apprêtais à partir quand le professeur m'appela, je le rejoins.
-Vous arrivez à suivre ? Vous étiez arrivé ou dans le programme dans votre autre établissement ?
-En réalité je n'ai pas suivi de cour de terminale, c'est mon premier jour.
-Comment ?
-C'est très compliqué
-D'accord, mais sachez que si vous avez besoin de cours de soutiens ou de quoi que ce soit, je suis à votre disposition.
-Merci,
Je lui fis un sourire forcé et sortie de la salle, johannes était la adossé contre le mur à m'attendre, tout mon corps se mit à trembler, je ne contrôlais plus rien. Il s'approchait petit à petit puis me prit dans ses bras, il me serrait fort, très fort, j'essayais de me retirer mais je n'avais pas la volonté de le faire, j'entrais dans un autre monde, le seul endroit ou je me sentais bien, malgré tout, j'essayais d'articuler des « lâches moi » mais en vain, il n'était pas décidé a me lâcher. Après quelques secondes ou peut-être même minutes, je perdais la notion du temps prés de lui, il ma lâcha, il pleurait de culpabilité peut-être ou même de joie, qu'en sais-je...
-Haley tu m'as tellement manqué, mais pourquoi, pourquoi tu as fait ça ?!
-Rends moi un service, ne m'approches plus jamais.
Je commençais à m'en aller quand il m'attrapa le bras.
- Lâche-moi !
Il ne réagit pas.
-Je t'ai dit LÂCHE MOI m'énervais-je
Il me fixa droit dans les yeux et me murmura un « non, je t'aime ».
Je me mis à pleurer de rage,
-Ah bon tu m'aimes et quand tu t'envoyais en l'air avec cette p*te tu m'aimais aussi peut-être ?! Arrête de mentir, ta pitié j'en veux pas, tu sais, je n'attends plus rien de toi, oublis moi, fais comme si je n'avais jamais existée, je ferais de même de toute manière.
Il baissa la tête,
-C'était une erreur.
-Oui tu l'as dit, adieu johannes.
Je le laissais seul dans ce couloir avec ses regrets, je tremblais toujours autant, des larmes perlaient sur mes joues, c'était bel et bien fini, plus jamais je n'aurais affaire à lui et j'avais peur, peur de ne pas pouvoir vivre sans lui. La mort aurait été tellement plus simple. Arrivée devant chez moi j'essuyais mes larmes pour ne pas affoler ma mère, je me contrôlais autant que possible mais c'était dur, très dur. Il n'y a rien de plus dur que de cacher sa souffrance quand son c½ur se détruit secondes après secondes. Encore une fois elle essaya de me faire manger mais ses efforts furent anéantis. Je n'avais plus le goût à rien, pire depuis ce matin, le moment ou j'étais dans SES bras repassait en vain dans ma tête. Cette après-midi la, ma mère m'autorisait à ne pas aller à mon cour de musique, une chance vu qu'il suivait le même cour que moi, je passais donc l'après midi couchée à regarder les séries débiles faites pour les mères au foyer qui n'ont que ça à faire de leur vie. Le soir encore une fois ma mère m'appelait pour le dîner, encore une fois je ne mangeais rien, je la voyais désespérer de plus en plus mais je n'avais pas faim, je n'avais plus envie de rien à vrai dire. Je l'aidais à débarrasser puis partais me coucher. Ma nuit était tortueuse, comme chaque nuit depuis l'hôpital, toutes les images de NOUS qui revenaient chaque nuits me hanter, mais pourquoi moi, qu'ais je fais pour mériter ça ?
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# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:20

Ce matin la, les cours se passèrent tranquillement, il n'était pas la. Je commençais quelques peu à comprendre mieux, le midi, je « mangeais » si ont peut appeler ce que je fais manger avec morgane et lui racontait mon histoire, le pourquoi du comment du à cette Tentative de suicide. L'après midi nous avions sport, étant dispensée je regardais les autres nager assise tranquillement dans l'herbe au bord de la piscine, baladeur dans les oreilles, l'album de MY CHEMICAL ROMANCE, tellement approprié pour ce que je ressens, « I'm not okay. ». Quand quelqu'un me tapota l'épaule, j'enlevais tranquillement mes écouteurs et relevais la tête, c'était fabian, je lui souris et il me prit dans ses bras,
-ça me fait plaisir que tu ailles mieux
-merci, tu fais quoi par ici ?
-J'attends johannes
-Tu risque de l'attendre longtemps, il n'est pas la
- Bizarre, ce n'est pas dans son habitude de sécher les cours
-Il est peut-être chez une petite amie...
Rien que d'y penser mon c½ur cogna un grand coup dans ma poitrine.

-ça m'étonnerais...enfin bref, je te laisse je vais partir à sa recherche, content que tu ailles mieux.
Il me fit une bise et repartit. A 16 heures je repartis chez moi, seule, morgane avait cour de théâtre. Une fois rentrée chez moi, je fis mes devoirs puis regardais la TV, puis vint l'heure du dîner avec ma mère toujours aussi désespérée, puis le coucher. Et la nuit avec ses images de plus en plus difficiles à supporter.
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# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:21

Lendemain matin, encore une fois il n'était pas la, j'éprouvais un brin de soulagement mais en même temps pas mal d'inquiétude mais à quoi bon, il faudrait que j'arrête, je dois l'oublier...
A midi je mangeais avec morgane, lui racontais tous mes sentiments, mes maux...
Au moment de débarrasser mon plateau, fabian m'aborda,
-Bon je vais chercher des livres dans mon casier,
Et elle partit.
-Haley qu'est ce que tu as dit à mon frère ?
-rien d'important
-Alors pourquoi ça fait deux jours qu'il reste couché dans son lit sa guitare à la main et qu'il ne veut plus sortir ?
-Tu t'adresses à la mauvaise personne, je ne compte pas pour lui, je n'ai jamais comptée
-Tu te trompes
-Non je le sais ! M'énervais-je
Il sortit un CD et me le mit dans les mains,
-Tu vois, c'est la maquette de notre nouvel album, écoute les chansons « wir » et « letzte minute » et on en reparle tu veux bien ?
-Mais ça sert à...
Je n'eu pas le temps de finir ma phrase qu'il était déjà partit.
A 16 heures je rentrais chez moi après une après-midi passée à rattraper des cours de physique, ma mère tenta à nouveau de me faire manger, mais elle essuya encore une fois un échec. Je montais dans ma chambre, déposais mon sac sur le lit et sortais mes devoirs, le disque de fabian m'intriguais, je décidais de l'écouter tout de suite, je commençais par letzte minute, rien qu'au son du piano, je frissonnais,
« S'il te plaît, donne-moi encore...
Une dernière minute
Une bonne ou une mauvaise
Peu importe, maintenant,
Mais prends ma main une dernière fois.
D'un seul coup mon monde est vide.
Il ne me reste que le souvenir
Qui ne parvient même pas à me rendre fort.
Une place est vide, inoccupée,
Et je me rends compte à présent à quel point elle comptait pour moi.
Un gouffre a déchiré mon monde
Et je peux te dire que je vais plus que mal. »

Je pleurais, ces paroles qu'il avait écrites, c'est exactement ce que je ressentais sans lui.
Je mis l'autre chanson, « wir »,
« Je ferme les yeux en espérant que tu restes.
Je ne peux pas vivre seul, je n'existe pas en dehors de nous.
Si tu me quittes, c'est une partie de moi qui meurt
C'est pour ça que je ferme les yeux, en espérant que tu restes. »

Je pleurais à nouveau mais cette fois plus de rage, il ressent du moins ressentais exactement la même chose que moi alors pourquoi, pourquoi m'avoir trompée ?
J'écoutais en boucle ces deux chansons jusqu'à l'heure du dîner, comme d'habitude je descendais mais ne mangeais rien.
-Haley si tu continues comme ça, je te préviens j'appelle un médecin ou un psychologue.
Pour lui faire plaisir, je mangeais quelques fourchettes. Elle avait l'air quelques peut rassurée. Une fois qu'elle eut finit de manger, je débarrassais la table et remontais dans ma chambre. J'écoutais encore à maintes reprises ces deux chansons puis m'endormit durant letzte minute.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:23

A mon réveil, la chanson letzte minute résonnait toujours dans ma chambre.
A 8 heures fabian m'attendait devant le lycée,
-Alors ?
-ça ne change rien
-Tu ne l'a pas écouté, pas vrai ?
-Si, je les écoute en boucle depuis hier, mais ça n'explique pas pourquoi il m'a trompée
-Je suis persuadé qu'il ne le sait pas lui-même...
-Et je devrais tout oublier ? J'ai faillit mourir pour lui...
-C'était donc pour ça ?!
-Ne lui dit rien je t'en supplie
-Ecoute, je ne suis sur d'une seule chose c'est qu'il tient énormément à toi, au tout début de ton coma, il passait chaque jours auprès de toi, et durant tout le temps de ton coma il ne vivait plus, il errait tel un mort vivant dans sa vie.
-Il faut que j'y aille...
Durant toute la matinée je n'arrivais pas à oublier les paroles de fabian, celles écrites par johannes, et tous ces souvenirs...Il faut absolument que je sache pourquoi il m'a trompée. A 10 heures je profitais de la récrée pour filer en douce chez johannes, arrivée devant chez lui je tremblais, je n'étais plus sure de rien, je sonnais une fois, il ne répondit pas, puis deux fois, toujours pas de réponse, à la troisième sonnerie, il ouvrit enfin, il venait de se réveiller, il était encore en caleçon.
-Ont peut parler ?
-Je croyais que j'étais mort pour toi ?!
-Ecoute il faut vraiment que je te parle...
-Eh bien entre.
Il me fit entrer puis me fit monter dans sa chambre, je m'assis sur son lit, j'étais envahie par tous les souvenirs que renfermait cette pièce, je frissonnais.
-Qu'est ce que tu veux ?
-Des réponses...
-Eh bien tu vois, moi aussi j'en cherche...
-Tu sais ce qu'on va faire, pose moi ta question, j'y répondrais et ensuite tu répondras à la mienne.
-Pourquoi tu as fait cette tentative de suicide ?
-Eh bien...En réalité quand j'ai vu cette photo de toi et cette fille, j'ai eu l'impression que mon monde s'écroulait, à mes yeux je ne pouvais vivre sans toi, je n'ai vu que cette issue. C'était mon échappatoire, pour ne plus souffrir, il me suffisait de ne plus exister.
-Haley, je...
-Laisse, tu ne peux rien y changer, c'est fait c'est tout
-Je ne sais pas ce que j'aurais fait si tu n'avais pas survécu, pardonne moi
-J'en suis incapable, mais il faut absolument que je sache pourquoi...pourquoi tu m'as trompée ?
-Je ne sais pas...
-J'en étais sure, tu te rends compte de ce que ça m'a fait de vous voir ?... et toi ta seule raison c'est que tu ne sais pas ?...
Je commençais à pleurer, chaque fois que je commençais à m'énerver, je ne pouvais retenir mes larmes.
-Je ne sais pas, j'avais peur
-mais peur de quoi ?
-De ce que je ressentais pour toi, je suis sortis avec des dizaines et des dizaines de filles mais je n'avais jamais ressentis ce que je ressent pour toi, mais avec mes abruties, tout ce que j'ai réussis à faire c'est tout gâcher, pardonne moi, je ne voulais pas que ça finisse comme ça...
C'est vrai que ça n'a pas toujours été facile, loin de là ;
Personne ne m'a pardonné, personne, sauf toi !
»
-Ou tu as entendu ça ?
-Fabian.
-C'est pour ça que tu es venue ?
-J'ai voulu essayer de comprendre, dans ces chansons tu ressentais exactement la même chose que moi, je ne comprenais pas pourquoi tu m'avais trompée, mais maintenant j'y vois plus clair.
- Pardonne-moi.
-Je ne sais pas si j'en suis capable mais une chose est sure, je n'arrive pas à vivre sans toi.
- Je ne veux plus vivre sans toi, je te promets de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour te rendre heureuse.
Il me prit dans ses bras. Mon c½ur bat plus vite mais cette fois ça ne me fait plus mal, des larmes coulent sur mes joues, des larmes de joie. L'instant était parfait, je le retrouvais enfin, j'aurais tout fait pour que le temps s'arrête, je retrouvais ma raison de vivre, j'effaçais enfin cette distance stupide qui nous empêchait d'être heureux. Je ne sais pas si j'ai fait le bon choix mais une chose est sure à chacun de ses baisers, je me rappelle la définition du mot « bonheur ».

Je veux encore y croire, UNE DERNIERE FOIS.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 05:27